When everything is bathed in colour
And a blinding golden path
Shines from the sky onto the sea,
To the white shingle beach which is below you,
Blood stains stand out every so often: red poppies.
In your deep tomb, receive the young corpses
Of those who are tired of living, those who can't find consolation
In the marvel of your sunsets.
Wings flutter among the ears of wheat
Like the wind which ripples the sea
And vertically over it
There's the cliff of suicide
On the water more blue than the sky.

30/11/2006

30/11/06 - 11:10




I will plaster all you mortals with my dominating guts
I will torment revelations - I did never ask for much
I will taste the detonation while the geminis go wild
I'll absorb the human sigh, eradicate your dormant lie



Does it suck your breasts for milk, golden honey, dressed in silk
Does it feel your patient care in your dreadful glassy stare
or does it feel your true emotions in its scars and bruises burn
Do you really think your lies will tear open cloudy skies?



Feel my fingers in your wound while my eyes ascend the gloom
Questions wasting all my time - I see your eyes detesting mine
Sick of a life you never had, in dead motion, you look so sad
I could care less if I'd like - I let you go into the night



Is my ignorance my fate, or is my love distorted hate
Is deliverance my mate or am I sleeping while awake
Is this place that we call home adorned by devastating foam
Am I mortal, am I god - Am I brighter than you thought?




I will never beg for mercy - I will never kiss your feet
I will never ask forgiveness and all of that I want to keep!
I will guide the blind in darkness though I cannot see myself
I will whisper in a deaf ear while I know you cannot speak




And I hear rumours about angels…


27/11/2006

27/11/06 - 14:02

Ah là là là revenir chez mes parents le week-end ou pendant les vacances devient un supplice, l'ambiance est plus que malsaine... entre une mère complètement déprimée (et qui le cache mal, je la connais...), un père plus que minimaliste dans sa vie de couple (qui aurait mieux fait de mener une vie bohème sans attaches) et une soeur d'à peine 18 ans qui menace de quitter la maison (mais qui ne le fera pas) car elle ne les supporte plus, je sais plus trop où me situer, tout le monde se confie à moi, parle dans le dos de l'autre, j'entends ma mère pleurer dans son coin, puis ma soeur, et moi comme une éponge j'absorbe tout, en étant déjà suffisamment angoissé de nature, j'ai beaucoup de mal à gérer tout ça.
Comme quoi on peut tout avoir sur le plan matériel et économique, et ne pas avoir une vie épanouie...
On est égoïste quand on est enfant, on ne supporterait pas le divorce de ses parents, et maintenant je me demande pourquoi ils ne l'ont pas fait 22 ans plus tôt, avant que je naisse, et qu'ils ne passent à côté de leur vie !!!

18/11/2006

18/11/06 - 21:41

Mathilde Delfin

J'ai découvert une jeune artiste-peintre, Mathilde Delfin, qui a déjà exposé au Bistrot des Artistes (dans le 5e), j'aime vraiment ce qu'elle fait, tantôt dans des couleurs chaudes, tantôt dans des couleurs froides (pas mal de scènes urbaines nocturnes, dans un genre poétique noir, ça me parle beaucoup !).
Je suis pas trop fan d'art contemporain, mais là c'est vraiment un coup de coeur (http://www.mathilde-delfin.book.fr/).


Splash



African rhapsody



London 3:55am

18/11/06 - 12:01

Le bonheur c'est comme...

Se réveiller dans les bras de son amoureux, prendre son petit-déjeuner au lit, faire un câlin, aller acheter ses fruits et légumes frais au marché des Enfants Rouges, manger un bon petit plat... le week-end commence bien !

12/11/2006

12/11/06 - 12:11

Je me rends compte que je ne prends plus le temps de lire, toutes mes références littéraires sont des souvenirs de lycée, quand je lisais beaucoup, et pourtant, il y a tellement de beaux textes à découvrir (ou à redécouvrir), j'suis toujours étonné de la force que peuvent avoir de "simples" assemblages de mots..
Faut vraiment que je me remette à lire ! (et pas simplement Marianne ou le NouvelObs, gloups !).



Jouissance

Aujourd'hui dans tes bras j'ai demeuré pâmée,
Aujourd'hui, cher Tirsis, ton amoureuse ardeur
Triomphe impunément de toute ma pudeur
Et je cède aux transports dont mon âme est charmée.

Ta flamme et ton respect m'ont enfin désarmée ;
Dans nos embrassements, je mets tout mon bonheur
Et je ne connais plus de vertu ni d'honneur
Puisque j'aime Tirsis et que j'en suis aimée.

O vous, faibles esprits, qui ne connaissez pas
Les plaisirs les plus doux que l'on goûte ici-bas,
Apprenez les transports dont mon âme est ravie !

Une douce langueur m'ôte le sentiment,
Je meurs entre les bras de mon fidèle Amant,
Et c'est dans cette mort que je trouve la vie.

Marie-Catherine-Hortense de VILLEDIEU (1632-1683)

A une passante

La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
Une femme passa, d'une main fastueuse
Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

Agile et noble, avec sa jambe de statue.
Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

La feuille

De ta tige détachée,
Pauvre feuille desséchée,
Où vas-tu ? - Je n'en sais rien.
L'orage a brisé le chêne
Qui seul était mon soutien.
De son inconstante haleine
Le zéphyr ou l'aquilon
Depuis ce jour me promène
De la forêt à la plaine,
De la montagne au vallon.
Je vais ou le vent me mène,
Sans me plaindre ou m'effrayer :
Je vais où va toute chose,
Où va la feuille de rose
Et la feuille de laurier.

Antoine Vincent ARNAULT (1766-1834)

L'isolement

Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : " Nulle part le bonheur ne m'attend. "

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

Alphonse de LAMARTINE (1790-1869)

12/11/06 - 10:48

"Mélusine se baignait dans une moult grande cuve de marbre, en signe de femme jusqu'au nombril, et se peignait les cheveux; et, du nombril en bas, en signe de queue d'une serpente, grosse comme une quaque à hareng, et moult longuement débattait sa queue en l'eau tellement qu'elle en faisait jaillir jusqu'à la voûte de sa chambre".
Jean d'Arras, 1392