Widwinternight
Descending me like flakes of snow
I embrace the cold
for a life that morrows
Dark I embrace thy heart
Wanderer lost beyond veils of dawn
I conceal thy loss
enthralled in life yett still I mourn
My lost Lenore
Eh oui la Californie, tu es vraiment une traitresse... tu ne te souviens pas des heures qu'on a passées à critiquer les Etats-Unis et leur way of living et voilà qu'un jour, fraîche comme une rose, tu m'as annoncé que t'allais y passer un an !!
De toute façon j'avais toujours remarqué que ce pays ne te laissait pas indifférente... tes petits "oh yeah" (faut que je surveille Lily d'ailleurs à ce niveau), le drapeau américain que tu brandissais par la fenêtre de ta chambre pour me narguer à chaque fois que je venais chez toi, ta passion dévorante pour la goudou américaine à lunettes qui aime se trimballer dans la rue en jogging et qui boit du rouge, ton obsession pour les chapeaux de cow-boys !
En même temps, c’est peut-être ça le fameux concept de l’amour-haine, on est attirés par ce qui nous énerve, d’ailleurs j’ai plus que hâte de te rejoindre là-bas (en juillet 2007, j’ai encore le temps snif).
J’espère que tu ne t’y plairas pas trop non plus (avec modération disons) car, là je parle en tant qu’égoïste meilleur ami qui tient à sa blonde d’amour, je voudrais pas non plus que tu y restes toute ta vie et que tu te maries avec un texan, que t’appelles tes mioches Jason et Beverly, que tu roules en 4X4 dans le désert pour aller acheter tes donuts au Walmart, que tu prennes 98 kilos, que tu portes des shorts verts à pois roses, que t’ailles à la messe tous les dimanches matins et que tu caches ton flingue dans la boîte-à-gants ! ! ! ! ! !
Bon c’est vrai tu seras à Santa Barbara, c’est un peu différent, j’ai eu l’occasion d’y aller et c’est vrai que c’est pas mal, tu pourras faire du roller sur la jetée au bord de la mer et faire les boutiques avec tes copines Brenda et Kelly (pas les mêmes que Beverly Hills, elles ont vieilli ! !).
J’espère qu’en revenant à Paris tu me trouveras pas trop ringard, dans mon petit appart avec des poutres (sans clim’ et sans frigo qui fait des glaçons), avec un mec (et même pas une belle blonde), avec un boulot chiant (même pas manager dans une bonne boîte de la Sillicon Valley), étroit d’esprit (avec tous mes clichés sur les Etats-Unis par exemple ! ! !).
Sérieusement, je suis sûr que tu vas déchirer là-bas, tes étudiants vont t’adorer (tu leur feras des supers imitations de Denver le dernier dinosaure, tu leur parleras de la Goulue et des nuits de débauches parisiennes)… et puis quand je te rejoindrai on pourra aller claquer notre pognon à Las Vegas (deux casinos par soir) et se moquer des Pamelas à Malibu Beach, ça sera sympa ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
En attendant, quand tu seras dans l’avion et que tu commenceras ton aventure (« encadrée » comme tu me l’as dit au téléphone), n’oublie pas de penser à moi dans mon Espace Insertion du 18e arrondissement à me taper mes rmistes à longueur de journée ! !
A demain Lottie, quand tu veux dès 12h00, j’ai demandé à ma mère de pas faire des frites (ça pue la graille) !
AND I'M HEEEEERE TO REMIIIND YOU ALL THE MESS YOU LEFT WHEN YOU WENT AWAYYYYYYYYYYYYYYY
IT'S NOT FAIIIIIIIIIIIIIIR TO DENY MEEEEEEE ALL THE CROSS I BEAR SINCE YOU WENT AWAYY
YOU YOU OUGHTAA KNOOOOOOOOOW !!!!!!!!!!
Aujourd'hui, une grande première, j'ose écrire un article sur un site gay alors que je suis au boulot, dans un bureau avec beaucoup de passage ! Allez je poste et je me déconnecte (et j'efface l'historique !).
“Daemonia Nymphe" est un groupe que j’aime beaucoup, qui réinvente la musique antique grecque, avec des paroles divines et oniriques, soutenues par un chant éthéré et evanescen, ceux qui apprécient Dead Can Dance ne seront pas déçus !!
Je m’en rends compte tous les jours, j’aime vraiment mon quartier (donc je ramasse … ok je sors !).
J’aime vivre dans le Marais, non pas pour le plaisir de boire une bière debout sur le trottoir du Cox avec mes amis poilus et virils, ni pour danser le madison au Tango le dimanche soir, et encore moins pour mater les petits culs moulés dans leur jean à la terrasse de l’Open Café.
Non, j’aime mon quartier car j’aime simplement errer le soir dans les petites rues sinueuses, entre les hôtels particuliers fastueux et les façades plus modestes, entre les églises et les vieux bistrots, les yeux rivés vers le haut, à la recherche d’une vieille inscription, ou d’une petite sculpture discrète. Les rues sont peu éclairées, et ça me donne vraiment l’impression d’être à une autre époque, avec un brin de nostalgie (même si pour rien au monde je ne vivrais dans un autre siècle !).
Le portail de l’Hôtel de Clisson, un des rares vestiges du Moyen-Âge à Paris, dans la rue des Archives
L’église des Blancs-Manteaux, visible depuis la rue Aubriot, j’aime beaucoup les architectures qui se detachent dans la perspective
Et hop, retour à la maison avec un gros doudou qui m’a prepare une bonne crème au chocolat, miam !!!
Tu vois ma grande Bridget, j’ai place ta statuette africaine bien en evidence, elle me fera penser à toi, même quand tu seras loin, en Californie ;o)
Quels sont vos secrets pour bien démarrer la semaine?
Mon secret : travailler dans le social, où tout est rose, les poneys bleus et jaunes galopent dans les prairies verdoyantes, les oiseaux multicolores se balancent sur les branches odorées et ... non j’ai rien dit !
En fin de semaine dernière j’ai cru qu’un fou furieux, les yeux injectés de sang, les gestes désordonnés, allait sortir un couteau et me poignarder (spéciale dédicace au mec de la sécurité, si tu nous regardes…).
Ce matin, à l’ouverture, une horrible bonne femme, d’une laideur à faire bander le Marquis de Sade, le regard bovin, arrive et commence à hurler en brandissant sa lettre : «on prend les RMIstes pour des connards, on leur envoie de la merde (…) » (en fait il s’agissait simplement d’un courrier lui expliquant que son dossier était transféré dans une association plus adaptée à son cas, elle était déjà venue en gueulant y’a un mois en nous disant qu’il était inadmissible que le RMI ne soit que de 400 euros et des brouettes et qu’on prenait les mères de famille qui ne veulent pas travailler pour des connes !).
Donc elle a continué à me hurler dessus : « Vous savez ce que j’en fais moi de vos conneries de papiers ? Je me torche le cul avec !! ».
A moi de lui répondre : « au moins maintenant vous avez les fesses propres ! » (mais son QI étant trop insuffisant, elle n’a pas relevé !!).
Je lui ai demandé de se calmer, que nous étions entre gens civilisés et pour merveilleuse réponse j’ai eu le droit à un « je ne suis pas venue sur Terre pour fermer ma gueule » (et là j’ai pas osé lui demander à quoi elle servait sur cette Terre !).
En tout cas ça a le don de me mettre de mauvaise humeur, même si je prends sur moi…
Sans compter l’espèce de Gepetto qui une heure plus tard me demande pour quoi je suis payé si je ne peux même pas appeler l’ANPE pour qu’ils me confirment sa bonne foi !
Heureusement qu’ils ne représentent qu’une minorité mais bon…
Le mythe d'Orphée et d'Eurydice revu par Sleepthief et Jody Quine
Il y avait un homme, un poète. musicien qui s'appelait Orphée. Sa voix était si belle, si suave le chant de sa cithare que les fauves se couchaient à ses pieds, les arbres sur son passage inclinaient leur ramure et les hommes les plus durs en écoutant sa voix redevenaient enfants.
Il y avait une femme : Eurydice. Elle vivait près du fleuve et elle aimait Orphée. Orphée aussi l'aimait Tous les matin, Eurydice partait seule vers le fleuve. Elle y prenait un bain, se séchait au soleil. Tous les matins un homme l'épiait, caché dans un fourré. Ce n'était pas Orphée. Chaque jour l'homme était là et la contemplait nue. Un jour, il n'y tint plus. Il sortit de sa cache et s'approcha d'Eurydice. Elle s'enfuit en courant, en criant, en appelant à l'aide. Dans l'herbe grasse du champ qui bordait le fleuve habitait un serpent.
Eurydice dans sa course lui écrasa la queue. Le serpent la piqua ; c'est ainsi qu'elle mourut. Orphée pleure maintenant tout doucement, vaincu par le chagrin. Tout le jour il a gémi sur le corps d'Eurydice. Toute la nuit aussi.
Des heures durant il a marché dans la montagne. Ses pas l'ont mené loin, très loin, tout au fond d'un ravin. A cet endroit, la terre s'ouvre ; c'est l'entrée des Enfers. Il hésite un instant. Il n'a qu'un pas à faire... Et ce sont les ténèbres.
La suite, par un visiteur, "Matthieur" (merci à lui) :
"Orphée put, après avoir endormi de sa musique enchanteresse Cerbère, le monstrueux chien à trois têtes qui en gardait l'entrée, approcher le dieu Hadès. Il parvint, grâce à sa musique, à le faire fléchir, et celui-ci le laissa repartir avec sa bien-aimée à la condition qu'elle le suivrait et qu'ils ne se retourneraient pas tant qu'ils ne seraient pas revenus dans le monde des vivants. Mais pendant le retour, Orphée, inquiet, ne put s'empêcher de se retourner vers Eurydice et celle-ci lui fut ravie définitivement".
Orphée se montra par la suite inconsolable, décida de n'aimer plus que des garçons, et fut tué par les Ménades
Déjà la nuit en son parc amassait
Un grand troupeau d'étoiles vagabondes,
Et pour entrer aux cavernes profondes,
Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait ;
Déjà le ciel aux Indes rougissait,
Et l'aube encor, de ses tresses tant blondes
Faisant grêler mille perlettes rondes,
De ses trésors, les prés enrichissait ;
Quand d'occident, comme une étoile vive,
Je vis sortir dessus ta verte rive,
O fleuve mien ! une nymphe en riant.
Alors, voyant cette nouvelle aurore,
Le jour honteux d'un double teint colore
Et l'Angevin et l'Indique Orient.